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Biais d’autocomplaisance

Me jugerais-je libre d’avoir fait ce que je considère aujourd’hui comme des fautes ?

Me juge-je responsable de ce que j’estime avoir réussi ?

Add comment avril 19th, 2008

Comment éliminer en deux étapes les pubs de votre navigateur.

Une fois n’est pas coutume, rendons-nous utile. À vrai dire, il s’agit là du premier pas d’une croisade au long cours : il s’agit ni plus ni moins d’une guerre totale contre la publicité. Le premier mouvement de cette guerre, le premier coup que je lui porterais (et qui, n’en doutons pas la laissera pantelante), consiste à donner les moyens à chacun, et surtout à ceux qui ne sont pas des experts, de filtrer la quasi-totalité des publicités qui occupent sauvagement le regard et l’attention lors de la navigation sur internet.

Comment faire (ce guide n’est pas seulement accessible aux néophytes de l’informatique et d’internet, il leur est destiné) ? :

 

1)      utiliser le navigateur « Firefox », c’est un logiciel gratuit, libre de droits, bien plus sûr et efficace que celui que vous impose Windows, quelques secondes et le voilà installé, voici le lien pour la version française : http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/

À noter : ce navigateur offre beaucoup d’extensions extrêmement pratiques, à  côté de celle suggérée ci-dessous. Rien qu’un exemple : l’une d’entre elles me permet d’obtenir directement la recherche google sur un texte selectionné par la souris, simplement en « draguant » le texte en question, très pratique. (draguer signifie ici cliquer avec le bouton gauche sur le texte déplacé le pointeur de la souris à côté du texte, chez moi à droite, et relâcher le bouton).

2)      installer le module complémentaire « AdBlock Plus » lequel se trouve ici : https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/1865
Sur cette page vous trouverez un lien très visible « Installer » (cliquer dessus), une fois ceci fait une petite fenêtre apparaît, votre Firefox examine pendant quelques secondes la sûreté de cette extension, après cela vous pouvez cliquer sur « Installer » de cette petite fenêtre et l’installation se déroulera, avec une barre de progression vous indiquant l’avancement de l’opération, ensuite, un bouton nommé « Redémarer Firefox » apparaît, le cliquer, ce qui – devinez quoi - redémarre Firefox (procédure nécessaire à l’activation ou à la désactivation d’un module complémentaire).

 

VOILÀ ! Allez maintenant vérifier, vous ne verrez presque plus de publicité lors de votre navigation. Vous pouvez en outre choisir vous-même de filtrer tout ce que vous désirez en cliquant avec le bouton droit sur ce que vous ne désirez plus voir, et en choisissant dans le menu déroulant qui s’affiche alors « Bloquer l’image avec AdBlock.. ».

 

Voici comment en quelques minutes vous économiserez du temps, votre attention, laverez votre paysage virtuel et baisserez le revenu parasite de cette sorte de ministère décentralisé de la propagande qu’est le secteur de la publicité.

 

D’un point de vue pratique, il convient aussi de se souvenir que ce sont les images qui prennent le plus de temps à télécharger. Pour ceux qui ne peuvent encore profiter du haut débit, le temps et l’argent ainsi économisé sont importants.

Add comment octobre 25th, 2007

Mon frigo et moi.

Indéniablement, mon réfrigérateur et moi entretenons des liens sentimentaux.

Son obstination à déclencher son ronronnant moteur en parfaite synchronisation avec les moments de ma vie mentale ne peuvent plus céder face à l’impératif rationnel colporté par l’époque : il me sent, il m’espionne, en fait il s’autorise même à m’anticiper.

En soit, cela ne serait pas très gênant s’il le faisait amicalement : je n’ai après tout aucun autre compagnon à domicile (mes ordinateurs me boudent depuis qu’ils sont deux). Mais voilà : mon réfrigérateur me méprise. Il suffit que je me réveille nuitamment, que je tentasse de me rendormir pour qu’il attende le moment précis de la dernière garde de la conscience : il se rappelle alors à elle avec son sempiternel métronome gazeux. Non, je ne rêve pas. D’ailleurs, il ne manifeste pas son mécontentement qu’aux portes de l’oubli, mais aussi lorsque les pensées tentent de s’envoler, par la grâce de quelque nourriture immatérielle, vers d’autres cieux. Pour peu que je connusse l’un de ces rares émoluments spirituels que la vie distribue si chichement, le voilà qui me ramène à sa froideur. Pire encore, sitôt qu’il sent qu’à mon âme s’ouvrent les abysses de la déréliction, il se met en branle, comme pour me dire, « Vois ! tu n’as guère que ton réfrigérateur sur qui compter, et encore, seulement pour t’emmerder. »

Il faut croire que je l’ai mal fourré. Après un rapide bilan, rien de si incorrect politiquement : pour l’essentiel des ingrédients, très peu de produits issus de l’infâmante industrie agro-alimentaire.

Désespéré je me suis agenouillé et je l’ai supplié : « Certes rien de tout cela n’est bio, mais as-tu seulement idée de ce que cela me coûterait de te parer uniquement avec de l’équitable ? Mes bandes sont en toi, mes battteries sont en toi, mes substances de rêves sont en toi ! Combien de tes congénères peuvent-ils en dire autant ? » Ili se met en branle. « Et puis, il serait peut-être temps de remettre les pieds sur terre. Tu n’es jamais qu’un frigo en fin de vie, qui surgèle tout ce qu’on lui propose dans ses hauteurs, et de basse extraction avec cela !: Vas-tu m’obliger à te rappeler tes origines ? Ton inéffable mémoire n’aura sans doute pas oublié que c’est d’un égyptien véreux qui ne voulait plus de toi et qui prenait le prix que je lui donnait que je t’ai hérité. Ca y est ! Ca me revient. Tu étais là pendant la transaction. Ton orgueil aura été touché. Je compatis, si si. .. Mais mes doutes allaient avant tout vers ton ancien maître, toi je ne te connaissais pas encore. Si j’avais su quel trésor on me donnait là -un frigo télépathe- j’aurais fait une toute autre mine. L’honneur m’aurait même obligé: je t’aurais payé bien plus cher que ce que le pouilleux aurait pu jamais imaginé (il est hors de question que je cautionne le prix de celui qui voudrait se débarrasser de toi). Je comprends aussi que le changement de régime ait pu t’affecter, te pousser hors de toi. Mais essaye de me comprendre bon sang ! Avec l’odeur de graillon qui prenait à la gorge dès les premiers pas dans le boui-boui qui t’abritait comment ne pouvais-je pas être méfiant ?. Pense à toutes ces douces flagrances dont je te garnis : pense au thym au persil et à l’aneth. Que puis-je faire encore ? Donne-moi là recette ! »Mon petit frigo ne supporta pas que je l’appâte avec une rime aussi facile. Ah les infinis méprises de l’hommes envers ceux qui à lui ne sont pas pareil ! « Frigo, mon prochain ! »

Trop tard ; le mal était fait, il était parti dans les sphères éthérées de l’inconscient collectif, et n’entendait pas redescendre au niveau du garde-manger.

Pour trouver le repos, aucune échappatoire: il va me falloir mettre mes bouquins au frais.

Add comment octobre 4th, 2007

Contre le droit de tribune aux fous

J’entends ici et que tout naturellement, le juste fonctionnement de la démocratie exige la participation de tous ceux qui auraient reçus des suffrages lors des précédentes elections, et ce malgré leur manque de soutiens de maires (il leur faut 500 signatures de maires afin de pouvoir concourir à l’élection).

C’est oublier que le suffrage universel ne mesure qu’une chose : l’acceptabilité d’un candidat, mais aucunement son inacceptabilité (par exemple si deux candidats obtiennent 50% des suffrages, cela ne signifie aucunement qu’ils sont tout autant appréciés des électeurs : pour savoir cela il faudrait pouvoir mesurer à quel point ceux qui ont voté pour le premier trouvent acceptables le second, et vice-versa).

Je propose une autre version.
Je comprends les arguments soulevés, et combien ils peuvent se draper dans la correction politique de l’esprit démocratique. Mais mon esprit retors me suggère une autre approche.

Quel est le sens démocratique de cette loi qui stipule que si certes tout citoyen est en droit de se présenter comme candidat à l’élection présidentielle, il lui faut tout de même obtenir l’assentiment de nombreux élus du peuple ? Il est tout simplement que la démocratie n’est pas la cacophonie : le droit de participer au débat et d’exprimer ses vues ne doit pas faire de l’espace politique la tribune des illuminés (à force d’entendre tout et n’importe quoi, on y entendrait guère).

La question de savoir qui seraient les illuminés a trouvé une solution qui ne paraît pas entièrement insensée : les élus les plus proches du peuple sont ceux qui décident en leur nom et en tant qu’élus si les candidats sont dignes du débat démocratique. En ne donnant pas sa signature pour un candidat, un maire exprime le sentiment que ce candidat n’a rien à faire dans notre démocratie. Il ne décide pas de la qualité du candidat, de sa victoire ou de sa défaite. Il tient en fait le rôle de celui qui, dans le système judiciaire, estime si une plainte est RECEVABLE.

C’est un rôle indispensable : si tout un chacun a droit à la justice, il ne s’agit pas pour autant d’encombrer les tribunaux de broutilles ou de farfelus.

De même pour une élection : nous avons un système pour décider de la recevabilité d’une candidature. Or, il semble être pris comme une évidence que si des candidats ont reçus en leur nom par le passé des suffrages cela signifie qu’ils méritent de participer au débat démocratique. Je récuse cet argument : les nazis ont reçus par le passé des suffrages, cela signifie-t-il que les Allemands doivent pour autant laisser des néo-nazis purs et durs se présenter ? Aucunement à mon sens. Le fait qu’en interdisant un « parti », on n’interdit aucunement les idées qu’il défend est évident. Mais, en outre que l’on doit nécessairement veiller au bon fonctionnement de l’institution, chacune de nos lois est aussi affaire de symbole : en laissant n’importe qui se présenter à la présidentielle, on donne une bien piètre image de la démocratie : que fait un parti de chasseur dans une telle élection ? Qu’y fait un parti xénophobe ? En laissant des partis jugés « extrême » participer au débat de la république, on abaisse la république au niveau de ces partis. Peu importe mon jugement sur l’extrémité d’un tel ou d’un tel, ce n’est pas à moi d’en juger, mais à des élus du peuple, qui plus est mis sous la contrainte du regard de leurs électeurs (les élus ne peuvent donc faire ce choix en roue libre, à leur « perspicacité », on ajoute le garde-fou de la vindicte populaire).

Alors oui, cela veut bien dire dans ce cas que Le Pen peut-être n’aurait rien à faire dans une élection. Qu’il n’avait pas lieu d’être au second tour de cette élection, et que même les 17% d’électeurs qu’il « représente » (on est bien gentil à dire cela, tant il est connu que c’est précisément au dysfonctionnement de notre république, dont au premier lieu celui qui lui donne une telle tribune, que son score est dû), ne justifie pas sa candidature, jugée inacceptable par la plupart. La preuve en est le score de Chirac contre Le Pen : 80% pour Chirac, alors même que la France (hormis 20% des votants semblants n’avoir rien su des 30 dernières années de la vie politique) conspuait Chirac, alors affligé d’une flopée d’affaires de corruption ainsi que du ridicule d’une dissolution ratée, ne signifie rien d’autre que la France dans son immense majorité, non seulement ne vote pas Le Pen, mais est prêt à TOUT (même à voter pour Chirac !) pour ne pas l’avoir (ce qui est un cas d’exception dans lequel le suffrage universel se trouve dans une situation contre nature : au lieu de mesurer l’adhésion, il a alors mesuré un rejet, ce qui, autre sujet, me laisse perplexe: comment n’est-il pas alors apparu évident qu’il était urgent de réformer la république?).
Dans ces conditions, y a-t-il lieu, au titre d’une idéologie de la représentation proportionnelle, de donner tribune à des politiques que le suffrage universel a montré absolument inacceptables pour le peuple ?

Il y a un vice de forme dans le jugement en vogue : celui qui conduit à l’éternelle répétition d’une erreur, au seule titre qu’elle a déjà été commise.

Add comment février 16th, 2007

A saisir! Echantillon gratuit de LSD!

Depuis le temps que je le répète, il fallait que je finisse par avoir tort (plus exactement il y à du nouveau) : il y a en fait un moyen de connaître une partie de l’effet du LSD, sans en consommer. Certes la partie en question est de loin la plus superficielle, mais soit, si cela peut aider, je donne le lien :

http://www.youtube.com/watch?v=vzSRVgF501M&mode=related&search=

A noter, même si cela ne donne que quelques secondes d’effet visuel, si toute la profondeur spirituelle du LSD ne s’obtient pas si aisément, même visuellement cela ne correspond qu’à un début de montée de puissance moyenne. Visuellement le LSD peut emener bien plus loin. Ce n’est sans doute pas la première fois que vous voyez un effet d’optique, mais c’est la première fois que je retrouve de manière aussi pure l’état visuel du LSD. Il y a probablement quelque chose là à travailler dans la compréhension de l’effet de la substance - une fois dit que Michaux avait déjà bien compris que certains effets visuels de l’halucinogène, pour aussi étrange qu’ils puissent paraître, n’étaient in fine que des déformations.

Il reste un fait : aucun tableau, aucune photo, aucun paysage n’a même de loin pu m’offrir autant de beauté que les paysages mouvants du LSD.

Add comment janvier 1st, 2007

Plaidoyer pour le droit de se taire.

Aujourd’hui, ce 31 décembre 2006, jour de clôture des inscriptions sur les listes électorales pour l’année 2007, année des élections présidentielles Franchouillardes, j’ai accompli un geste civique de première importance : celui de ne pas m’inscrire sur les listes électorales.

Contrairement aux apparences, cela n’a rien de facile : pour en arriver là, il faut tout de même affronter vaillamment la propagande perpétuelle pour l’engagement civique sous forme de glissement d’un bout de papier dans une urne (ce qui par contre est le moyen de justifier la neutralisation de l’action politique du citoyen à ses propres yeux, dans la mesure de leur aveuglement), laquelle, je ne vous apprends rien, sévit ces dernier-temps (on va même jusqu’à dire qu’il faut voter utile !, je m’étrangle..). Je suppose que par principe il faut tout de même démonter l’argument rhétorique : l’argument est de la forme « si tu ne votes pas tu ne peux peser sur les décisions politiques », et il est sous-tendu par l’idée qu’il faut s’exprimer, donner de la voix. Cette dernière idée, ridicule en soi, ne survit que par la contingence : comme nous vivons dans un époque où il est fort médiatisé que les pires régimes s’exercent toujours en étranglant toute voix adverses, alors il semble évident qu’il faille défendre la liberté d’expression. Que s’exprimer soit un droit n’en fait aucunement un devoir (mais il faudrait examiner si on a dans nos régimes à prétention démocratique les moyens de s’exprimer, compte tenu du fait que si personne n’écoute alors rien n’est exprimé). Premier argument rhétorique démonté. Je revendique le droit de me taire.

L’argument selon lequel si je ne vote pas etc.., en outre qu’il s’appuie sur de mauvaises prémisses, est contradictoire en soi, n’a au premier abord aucun sens. Il est évident que dans une démocratie, justement, j’ai d’autres moyens de peser et de m’exprimer que le vote. Mais si cela suffit à montrer l’inexactitude du présupposé, nous n’en avons pas pour autant terminé avec ce mot d’ordre, le plus intéressant est à venir. Il faut s’arrêter un instant et voir à quoi peut servir cette proposition insensée. Au premier abord elle semble inciter à voter, soit, pourquoi pas, dans ce cas c’est une mauvaise formule pour une cause douteuse mais défendable. Seulement, pourquoi ne dit-on pas : « Si tu votes alors tu pèseras, tu seras entendu. » Cela serait effectivement une incitation à voter et rien d’autre. Or, ce que l’on nous dit c’est bien plus. « Si tu ne votes pas, tu ne pèses pas » signifie très exactement que le seul moyen de peser est de voter. En logique cela donne : si l’on a la proposition A « Tu votes. » et la proposition B « Tu pèses politiquement. », alors la proposition est : SI NON A alors NON B, or : si (NON A alors NON B), alors (B et NON A) FAUX !, ce qui donne en français « Il est impossible qu’à la fois tu pèses politiquement, et que tu ne votes pas », on ne peut pas mieux décourager la véritable action politique. Autrement dit, cet espèce d’inconscient collectif inhérente à notre condition d’homo modernicus democraticus, cette vérité quasi-universellement admise, et à laquelle il vaut mieux prendre garde de s’attaquer, cette idée que l’on défend souvent avec la plus grande vigueur comme un devoir absolu d’engagement politique, cette idée est celle-là même qui au plus profond de l’être qu’elle habite, l’enjoint à ne pas même envisager d’avoir une action politique autre que celle de glisser un bout de papier dans un récipient.

Naturellement, cela ne signifie pas qu’il ne faut pas voter, juste que si on le fait cela doit être pour de bonnes raisons, et que la véritable action politique demande beaucoup plus d’effort que cela (même s’il y à des élections qui peuvent demander des efforts, examiner le "Traité pour une constitution européenne", ce n’est pas rien, mais comme lorsqu’on leur donne l’occasion de faire un petit peu plus pour leur pays que dire oui ou non, les gens sont contents de le faire, alors ils l’ont fait, et ont naturellement pris la seule décision raisonnable : envoyer le torchon aux orties).

Add comment décembre 31st, 2006

A ceux qui rêvent.

Et ils y ont cru, encore !
 

Il est certes tellement plus facile d’avoir raison après coup. Mais qui a pu penser que la gauche pouvait être soluble dans une opération électorale, dans une opération de séduction et de pouvoir, qui plus est de la pire sorte, non seulement médiatique, mais qui doit être portée par une figure ?

D’où peut-on tirer qu’un quelconque idéal de gauche (gauche au sens propre du terme, c’est-à-dire : tendance à mettre notre incompréhension de la nature de nos prochains au principe de la vie sociale) puisse s’incarner dans un unique corps ? L’essence même de la gauche étant de refuser a priori toute hiérarchisation des personnes, au titre que rien ne permet de désigner la supériorité d’une personne sur une autre, une fois dit que la politique n’est pas une compétence (on pourrait toujours s’imaginer comparer et donc hiérarchiser les compétences d’un tel et d’un tel, or il y à bien des écoles d’administration, mais pas de politique, et à raison, car si l’on peut enseigner comment gagner des élections, on ne peut enseigner comment prendre les décisions, nous le savons tous d’emblée), il est clair qu’il n’y aura jamais d’élu de gauche (au sens ou si on dit qu’une personne est « de gauche », ou encore tout ce que l’on veut, on ne dit pas qu’elle l’est à moitié, à temps partiel ou par éclipses). Le fait même de devoir séduire est déjà beaucoup, mais s’il faut en outre qu’une personne séduise un peuple, s’en est pour ainsi dire fini de la rectitude de l’âme candidate au couronnement gauchiste. Deleuze résumait cela ainsi : la gauche n’est pas affaire de gouvernement. Elle ne l’est pas, c’est-à-dire qu’elle ne l’a jamais été, ne le sera jamais. Et comme tout cela était déjà connu depuis belle lurette, il était donc clair que le « mouvement », soit resterait un mouvement de gauche et ne se trouverait pas de candidat, soit s’en trouvait un et n’était d’autant moins de gauche.

Qui donc a pu le croire ? J’entends que beaucoup y ont crus. Et apparemment pour ceux qui partagent ces idéaux, c’était formidable. Ils ont parlé. Et ils ont aimé cela. Les gens aiment bien parler. Ils étaient enthousiaste. Il est vrai que c’est excitant ces unions entre gens de bonnes volontés, très sexuel ces assemblées. Et puis il a fallu choisir celui qui. Comme à chaque fois - on ne s’en lasse pas- la contradiction consubstantielle au projet a alors conduit à ses inéluctables conséquences. Et là, cela devrait être un drame ? Au contraire, c’est très sain : tout fonctionne comme il faut, et les braves gens à idéaux de gauche décevront leurs énergies révolutionnaires ni dans la campagne de séduction, ni dans ses conséquences.

Qui donc a pu le croire ? Michel Onfray, au hasard de ceux dont on pourrait penser qu’ils seraient censés posséder les quelques rudiments canoniques largement suffisant à la disqualification de l’entreprise. L’argumentaire de la défense est déjà connu, lui aussi : ah mais nous au moins, on s’est bougé, on a essayé. S’ils utilisent cet argumentaire gadget que l’on ressert si souvent, il faudra bien les appelés tenteurs.

C’est vrai : ce qu’ils font c’est bouger et tenter.

Add comment décembre 23rd, 2006

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